La nuit des fées

Ce soir une fée
D'une voix enchantée
Ce soir

(...)

Il était une fois... 
Quelque part dans un pays
Un pays qu'on ne connaît pas
Une fée
Qui avançait... 

Tout a commencé dans la nuit du 24 au 25, une nuit d'insomnies ponctuées de contractions assez régulières, parfois douloureuses. 

7h30 : départ pour la maternité, je suis sereine, et vraiment pressée de savoir si je vais bientôt accoucher ou pas. J'ai les traits tirés par quelques heures de sommeil en 72h. Il me faut du repos ! 

11h30 : j'y suis, cette fois ! Après 1h30 de monitoring, nous apprenons Nico et moi que nous restons. Je suis heureuse, détendue et un peu euphorique. A partir de maintenant je ne lâche plus mon Iphone de la journée, bien décidée à passer le temps entre mes exercices de respiration (alleluïa pour mes cours avec mes sage-femmes qui m'ont énormément aidé pour gérer la douleur du travail) et mes copines, partout en France et en Belgique, qui m'encourageaient. Elles ont été formidables, j'ai été très très émue de leur soutient. 

et voilà on attend

Je respire...

monitoring


Fin d'après-midi : dilatation à 5, péridurale posée, poche des eaux percée un peu plus tard. On attend toujours, le travail est long. Je continue de me concentrer sur ma respiration pour pousser bébé sur le col. Je garderai un très bon souvenir de cette journée "d'attente", j'attendais les contractions qui m'aideraient à pousser mon bébé toujours plus loin. 

18h30 : une violente contraction, très douloureuse. J'ai l'impression qu'il y a quelque chose qui va de travers. On appelle la sage-femme. Un coup d'oeil sur le monitoring et elle a compris. Elle appelle d'autres sage-femme, des aide-soignantes, mon gynéco (de garde). Et même le pédiatre. Tout le monde est opérationnnel, nous sommes juste deux à accoucher ce jour-là. D'ailleurs pour la petite histoire, je connais la future maman entrain d'accoucher dans la pièce d'à côté, c'est rigolo. 

18h35 : le coeur de mon bébé ralentit, on m'installe, elle doit sortir le plus vite possible. Je pense très très fort à elle, j'écoute la voix de ma sage-femme qui me guide, je me concentre pour respirer, encore et encore... et je pousse.

"Allez, poussez, encore, encore, encoreeeee, donnez touuuuuuuuuuuut !"

La sage-femme est au taquet, le personnel est autour de moi, prêt à intervenir, j'ai les yeux fermés, je ne vois rien, je m'applique, j'écoute toujours la voix de ma sage-femme. Plus tard j'aurai envie de l'embrasser, elle a été parfaite.

18h42 : La sage-femme me demande de pousser une dernière fois pour faire passer une épaule... et me demande ensuite d'attraper ma fille pour la poser sur mon ventre. Un moment magique, unique, merveilleux. Je n'ai pas de mots, c'est tellement intense ! Elle est si belle, parfaite, ses petites joues sont rouges, elle est sortie très coquette. Nico coupe le cordon ombilical, je n'en ai pas conscience. 

Cléophée est née.

Son prénom signifie "célébration" et "la naissance d'une étoile".

Je suis la plus heureuse. 

naissance

Et là commence 20 minutes de peau à peau, avant qu'on me l'enlève quelques minutes, et qu'on me la ramène pour encore 1 longue heure de peau à peau, un bonheur... 

Mon gynéco arrive quelques minutes après la naissance, il me félicite, et moi, au lieu de lui dire merci, je lui réponds avec un grand sourire "bonjour !" 

Moi, un peu sur mon nuage ? Oui, c'est tout à fait ça...